Pulsion

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En elle femme

Sans swing de slam

Les mots s’enflamment

Et se déclament

Ses états d’âme.

 

Lorsque jaillit la poétesse

Toutes les ombres disparaissent

Pour ne garder que la promesse

D’un simple partage d’ ivresses

 

Ses peurs elle brame

Ses maux elle blâme

Ses joies elle clame !

 

Si tu as comme elle le goût des mots

Qui dansent et frappent sous la peau

Tantôt caresse tantôt couteau

Si tu es vrai sans grand mélo

Slameur, conteur pleins d’idéaux

Tu es son frère alter-ego.

 

Lilas Conuts

Peinture: Dyna http://www.peinture-spirit-dyna.fr/

Chaos

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La porte s’ouvre je n’entre pas

Tu me regardes ne bouges pas

Où sommes nous ?

Tout est flou ?

Tu es là

Je te vois

J’avance la main

Je ne trouve rien

J’entends du bruit comme des fusils

J’ai le cœur qui bat dans mon ventre

Moi tout ce que je veux c’est que tu rentres

Un arbre en fleur, des gens qui rient

Ma mère courant sous la pluie

Et toujours toi

Sans forme sans voix

Toi qui t’éloignes de moi

Je crie ton nom

Attends moi non …!

Le corps trempé

Désemparée

Même mes siestes

Sont indigestes.

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Lilas Conuts

Peinture: Lilite Dumont

Sursis

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Regards complices à contre jour

Seule la mer aux alentours

Instant propice vent de velours

Caresses lentes que l’on savoure

Faut-il attendre d’autres toujours ?

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Tant que ta main est dans la mienne

Et que les vaguent nous entraînent

Tant que cette onde magicienne

Berce nos corps et nous enchaîne

Faut-il vraiment que demain vienne ?

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Au pied de grands tamariniers

Une natte deux manous un panier

Ma tête sur ton ventre posée

Langueur de nos corps rassasiés

Faudra-t-il un jour nous quitter ?

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Lilas Conuts

Peinture: Lilite Dumont

Caresse

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J’ai envie de tendresse de douceur et d’amour

De doux rayons ambrés sur lit de sable chaud

D’une mer qui s’étire jusqu’aux confins du jour

Nos regards mêlés sous le chant des oiseaux

Nos âmes frémissantes en ondes de velours

Et nos corps enlacés en charnel écheveau

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Plus de mots

Plus de peurs

Que ta peau

Que nos cœurs

Ni après

Ni regrets.

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Lilas Conuts

Vacuum

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Dans le grand vide on fait des pas
Seul ou à deux
De petits sauts
Sur des radeaux
Au gré du vent, trompant l’angoisse

Dans le grand vide on gesticule
Tentant au mieux
Juste ce qu’il faut
Oui mais pas trop
Bravant le temps, inefficace 

Dans le grand vide on se construit
Un monde heureux
De doux pantins
Certains de rien
En fiers enfants sous les menaces

Dans le grand vide on est tout seul
Tout seul pompeux
Petits cristaux
Sans vrai ni faux
Que des semblants, tout en surface.

Lilas Conuts

Peinture : Brigid Marlin http://www.brigidmarlin.com/Pages/Visionary/Empty.html

Pirouette ♫

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Sur ma tête un papillon posé
Sur ma peau trois gouttes de rosée
Sur mes lèvres un goût de baiser

Ma peau n’en faisait qu’à sa tête
Le papillon était rouillé
Et mes lèvres toutes gercées
Me donnaient l’air d’une gaufrette

Les lèvres de l’insecte sans peau
Trop desséchées ne disaient mot
Et ma tête toute ankylosée
De tous mes sens se jouait

De mimi en catimini
Un peu hardi mais sans chichi
L’ordre des choses j’ai rétabli
C’était seulement un confetti
Sur ma peau toute cramoisie

Lilas Conuts

Peinture: http://www.decogalerie.com/model/mon-pot-d-papillons-30x30cm

Eau-forte

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Des estampes de mirages
Se succèdent à huis clos
Des bribes de messages
Virevoltent en confettis
Des éclats de visages
S’impriment sous ma peau
Des ombres de nuages
Viennent partager mes nuits

Auras de courts bonheurs
Empreintes de sourires
Ciselures d’ailleurs
Gravées en souvenirs

Ce sont toujours les mêmes en ocre et indigo
Captives et souveraines de ma mémoire l’écho
Ce sont les étincelles de mes émois nourries
Qui crépitent et chancellent sur les bords de l’oubli

Ombres du temps jadis
Augures d’obsessions
Estampes d’oasis
Gravées dans l’émotion.

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Lilas Conuts

Peinture: Marc Chagall http://pcf.evry.pagesperso-orange.fr/chagall.htm

Tout Contre …

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À trop jouer à cache-cache
Entre malice et candeur
À trop blesser à cache-cœur
Jets de couteau ou coups de hache

À trop tirer sur les ficelles
De la tendresse et du temps
À vouloir être différents
Des girouettes virtuelles

On se perd mon amour dans un océan d’ondes
Négatives et glacées où la rancœur abonde
Victimes et meurtriers d’un amour impossible
Déchirés par le fiel de vapeurs combustibles

On s’appelle, on se cherche
On se tait, on s’ignore
On s’attire, on s’écorche
On se blesse, on s’adore
Pour faire durer encore le poignant cœur à corps.

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Lilas Conuts ( 11/01/2010 )
Peinture Laure Phelipon http://www.paperblog.fr/1915544/peinture-abstraite/