Sept d’ambre

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Dans la foule des elles
Morue ou ingénue
Dans la foule des elles
Elle s’est perdue

Tout était trop facile
De janvier à juillet
Et en gueuse infantile
Elle n’a rien géré

Septembre est là, décembre point
Vite ma fille il faut aimer
Point n’est permis de l’oublier
T’inquiète Benoit je te rejoins

De la foule des elles
La favorite restera
De la foule des elles
En aile d’ange elle partira.

Lilas Conuts

 

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Tant Temps

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Comme une vieille chanson un peu trop familière
Aux refrains moribonds entre lucide et amère,
Elle joue à cache-cache avec ses souvenirs,
Tantôt à coups de hache tantôt à coups de rires.

L’appel d’un ailleurs de l’autre coté du temps
Imprécis séducteur derrière les océans
Qui l’enlacent et l’étreignent comme de vieux amants,
Lui donne le vertige et poussée par des vents
De feu et de misère elle se donne aux absents
Aux peut-être aux pourtant de rêves évanescents.

Comme une vieille chanson un peu trop adultère
Aux refrains digressions entre recluse et trop fière
Elle oublie les envers des bonheurs lapidaires
Tantôt dans le silence tantôt à coups de vers.

 

Lilas Conuts

Torpeur

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   Bulle artificielle

Cocon sacré

Objets volés

Alcôve profanée

Démolie violée

Partie l’étincelle

 

Pathétique sans contact

Corps inutile

Prosaïque et sans tact

Larve immobile

 

Chambre froide derme éteint

Fumée dense air malsain

Moiteur de la souche

Paresse sur la couche

Remettant à demain

Tous rapports aux humains

 

Lilas Conuts

Peinture: Sylvain Le Coq

http://sylvainlecoq.jimdo.com/galeries/peinture-abstraite-et-nus-acad%C3%A9miques/

En face

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Complaisamment obèse

Accablée par l’effroi

Par l’effroi de ce poids

Qui m’englobe et me pèse

 

La nourriture est là accueillante et offerte

Qui comble et qui remplit les manques et les pertes

 

Molle et sans devenir, has been en fin de vie

Baleine d’appartement sur une mer de vide

Aliénée de tout par cette graisse sordide

Qui oppresse sans âme un corps cacophonie

 

À l’intérieur que verrait-on ?

Des secrets et des peines

Des amours anciennes

Des blessures qui se trainent

Sans plus d’espoir, à l’abandon.

Lilas Conuts

Peinture: Fernando Botero

http://bogotarocks.com/2011/07/01/colombian-art-fernando-botero-and-why-he-sucks/

Flash barde

 

 

 

 

 

 

 

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Les pulsions se déchaînent sans aucun garde-fou
La bêtise éclabousse et s’immisce partout
Les images nous bombardent sans cesse ni retenue
Avec slogans débiles qui sont à peine lus

Pour excuser la honte ou cacher le dégoût
Il me reste mes mots, cryptiques, rendez-vous
Avec un étranger chimérique miroir
Qui me réveillerait d’un baiser à tiroirs

De mots de tous les jours
De mots simples de toujours
De mots compte à rebours
Et même de mots d’amour

L’écran de fumerolles
D’une bougie agnostique
L’humeur qui se déhanche
Entre suave et caustique
Ongles rouges sur nuits blanches
Aux relents lymphatiques
Solitude camisole
Pour ego pathétique

Nue, obscène coutelas
Que tu comprennes ou pas
Ma vérité est là.

Lilas Conuts  – Pour Wettal et  les 4 autres BS du club des 5

Peinture: Madiana Cachacou

http://www.decoroots.fr/decoration-design-contemporain/tableau-design-abstrait-contemporain/tableau-design-contemporain-noir-et-blanc-multicolore-listen-me-ou-les-on-dit.html

Évanescente chimère

Troublé par les soupirs d’une tendre tristesse

Trésor immatériel, perle noire tyrannique

J’ai cet amour en moi qui m’envoûte et me blesse

Lové au plus profond camouflé en mon sein

Lançant de temps en temps un appel laconique

Comme un oiseau meurtri, inutile orphelin

 

Troublé par les regrets d’un impossible rêve

Telle une plume folle aux caprices des vents

Magie superficielle, rayons qui agonisent

J’ai cet amour en moi qui m’oppresse et m’élève

Au rang d’une vestale éthérée et soumise

Ondoyant sans répits vers un fatal néant

 

Élan irrationnel, fleur de caméléon

Absurde sans limite, aveugle et aux abois

J’ai cet amour en moi rescapé de nos luttes

Faisant des pirouettes au delà des saisons

Obscène et entêtant de ses mille volutes

Qui à jamais sans doute me liera à toi.

Lilas Conuts

Penny Hardy’s metal sculpture   » You Blew Me Away « 

A~pesanteur

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Patchwork de couleurs, émotions hybrides

Ou mise en abîme de vieux rêves suspendus

Au point du jour, fesses nues

Clope au bec, tête vide

Je repense souvent à ce ballon tout bleu

Flottant sans direction sur un parking désert

Sans foi sans peine

Sans roi sans haine

Folle bulle de tendresse sur le gris ordinaire

Pure bulle d’azur sur blues trop mielleux

 

Quelquefois j’oublie

J’oublie le paradis

Pour me fondre à l’ennui

L’ennui des infinis

 

J’ai la bouche gourmande qui n’embrasse personne

Et ne goûte que le temps, celui qui l’abandonne

Comme cette maison blanche perdue à tout jamais

Celle du bord de mer les pieds dans les galets

 

Si long soit le silence

Il n’est rien à coté

À côté de l’absence

De l’absence d’aimer.

Lilas Conuts

Peinture: C. Monnet   http://coulors.over-blog.net/categorie-1204105.html