Accord Majeur

Tant de secondes à caresser
Les fauves mutants d’âmes écorchées
Un univers deux singuliers
Sous une lune déboussolée

Tant qu’il la pensera belle
D’effronteries et de sourires
Elle sera encore un peu celle
Qui pose du miel sur ses soupirs

Tant qu’il l’emporte dans ses silences
Qu’importe le nom de la danse
Pour eux la fièvre de l’absence
Se vit amour et non démence.

Lilas Conuts 17/6/2017

Peinture de Wilcox

Sept d’ambre

13431521_681061202033356_781535014953731710_n

Dans la foule des elles
Morue ou ingénue
Dans la foule des elles
Elle s’est perdue

Tout était trop facile
De janvier à juillet
Et en gueuse infantile
Elle n’a rien géré

Septembre est là, décembre point
Vite ma fille il faut aimer
Point n’est permis de l’oublier
T’inquiète Benoit je te rejoins

De la foule des elles
La favorite restera
De la foule des elles
En aile d’ange elle partira.

Lilas Conuts

 

Tant Temps

téléchargement

 
Comme une vieille chanson un peu trop familière
Aux refrains moribonds entre lucide et amère,
Elle joue à cache-cache avec ses souvenirs,
Tantôt à coups de hache tantôt à coups de rires.

L’appel d’un ailleurs de l’autre coté du temps
Imprécis séducteur derrière les océans
Qui l’enlacent et l’étreignent comme de vieux amants,
Lui donne le vertige et poussée par des vents
De feu et de misère elle se donne aux absents
Aux peut-être aux pourtant de rêves évanescents.

Comme une vieille chanson un peu trop adultère
Aux refrains digressions entre recluse et trop fière
Elle oublie les envers des bonheurs lapidaires
Tantôt dans le silence tantôt à coups de vers.

 

Lilas Conuts

Blessure

L’âme humaine est comme un lac.

Quand on y jette une pierre,
il perd son calme et fait des vagues.

Tôt ou tard les vagues s’apaisent
et la surface redevient lisse,

      mais au fond de l’eau la pierre reste à jamais…